11.03.2010
COLORANTS POPULAIRES D'AUTREFOIS
A la campagne, on utilisait surtout les colorants traditionnels extraits pour la plupart des végétaux. Peu variés, douteux quant à la netteté des teintes, d'une résistance inégale au soleil et à la pluie, ils présentaient le grand avantage de ne rien coûter à l'usager. Une partie des teintures familiales venait des haies et des forêts. Gamme variée que celle des colorants ! . Le violet, demandé au bois de châtaignier et à la myrtille. Le marron foncé, à la deuxième écorce de la même essence. Le noir, au sureau, au putier, au troëne. Le jaune, pour la laine à l'épine-vinette (bois, écorce, racine). Le brun rouge, à une décoction de pelures d'oignons. Le bis, à une infusion de fleurs de tilleul. Les mordants destinés à fixer la couleur manquaient de variétés. Seuls étaient connus le gros sel et le vinaigre. La coloration perdait de son éclat au soleil et au lavage, on réduisait celui-ci au maximum et si besoin était on recommençait la teinture. Le noir de fumée ramassé sous les couvercles, noircissait les sabots, ou mélé à la graisse de porc fondue, procurait un cirage terne mais excellent pour le cuir.
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23.02.2010
LE SKI .
FEVRIER 1902 :
Depuis quelques jours nombre d'habitants de Briançon ont pu voir évoluer des officiers chaussés de skis. Le ski est une sorte de patin en bois, d'une longueur de 2m50 environ, qui permet de marcher dans la neige à une allure de 10 km à l'heure.
Un officier de réserve, qui a résidé longtemps en Norvège où ce sport est très en faveur, vient d'arriver de Paris et a obtenu du ministre l'autorisation de faire des essais afin de s'assurer que l'on pourrait doter les éclaireurs de nos troupes alpines de cet objet qui rendrait de gros services dans le cours d'une campagne d'hiver.
Une petite précision pour Françoise : en 1896 l'emploi du ski est suffisament développé en France pour que puisse être fondé le premier Club de ski Français et en 1904 est créée à Briançon par le ministre de la guerre, l' Ecole militaire de ski.
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22.02.2010
TOUJOURS PLUS VITE ....
ON PARCOURAIT :
En 1692 en carrosse : 4 km6 à l'heure
En 1786 en diligence : 5 km6 à l'heure
En 1816 en malle-poste : 6 km8 à l'heure
En 1867 en chemin de fer : 63 km8 à l'heure
En 1900 avec l'express de Calais : 90 km à l'heure
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19.02.2010
DIVERS PROJETS DE CHEMIN DE FER EGALEMENT NON ABOUTIS.
Selon La Durance du 15 Juin 1902 : les études du tracé du chemin de fer de SISTERON à TORRE-PELLICE (Italie) par les vallées de la Durance et du Guil sont déja avancées. Les opérations du nivellement sont presque terminées au bord de la Durance. On espère avoir, en août prochain, poussé les opérations sur le terrain jusqu'à Abriès et à la frontière.
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D'aprés Le Courrier des Alpes du 26 Novembre1903 concernant LA LIGNE DE CHEMIN DU CHAMPSAUR , une convention vient d'être enfin signée entre la Compagnie P-L-M et le ministre des Travaux Publics. En vertu de cette convention , le P-L-M avance 10 millions à l'Etat pour la construction de la ligne de La Mure à Gap, d'après le projet mis à l'enquète il y a deux ans.
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La Durance du 5 Octobre 1901: CHEMIN DE FER DE MARSEILLE A TURIN : Mercredi 25 Septembre, une importante réunion de plus de 300 personnes, représentant les intérêts de la ville de Turin et des régions circonvoisines, a eu lieu à Bricherasio, en faveur de la ligne directe de Turin à Marseille. Ordre du jour voté à l'unanimité:
"L'assemblée convaincue qu'un chemin de fer direct Turin-Marseille est une question qui intéresse non seulement les vallées mais la région piémontaise toute entière, et qu'une semblable ligne est l'unique remède à l'isolement dont Turin est menacé par l'ouverture prochaine du Simplon et surtout par la construction projetée d'un chemin de fer direct de Paris à Milan par le Simplon; (....) avec ample mandat de confiance pour faire exécuter activement les études nécessaires en se mettant d'accord avec tous les corps intéressés et avec le comité français qui a déja commencé les études sur le versant opposé des Alpes"
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17.02.2010
DES PROJETS DE CHEMIN DE FER....JAMAIS ABOUTIS
Percement du Galibier entre Briançon et Saint-Michel-de-Maurienne : BSEHA 1886.
La commission d'enquète, à l'unanimité, a été d'avis que cette voie était de toute nécéssité pour relier les départements de la Savoie et des Hautes-Alpes, et émis le voeu que ce tunnel à double voie soit percé à partir de Plan de Lachat et construit de façon qu'il puisse servir au passage d'une voie ferrée qui, dans peu de temps, doit relier Briançon à Saint-Michel. C'est en effet, une heureuse inspiration d'utiliser le percement du Galibier pour une route et pour le chemin de fer devant relier prochainement les deux villes et en même temps une communication directe entre la Provence et la Savoie, c'est à dire entre Marseille et les réseaux de l'Est et du Nord pour atteindre plus directement aux frontières belge et allemande. Ce n'est pas en perçant le Mont-Genèvre que nous pourrons reprendre au Saint-Gothard le trafic qu'il a enlevé à nos ports et à nos chemins de fer, mais au contraire, en prolongeant sur sol français, la ligne du Rhône au Mont-Cenis.
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09.02.2010
L'INFLUENCE DE LA LUNE (3)
INFLUENCE SUR LES ANIMAUX :
Ferrage des chevaux: en D.Q. la corne repoussera moins vite.
Œufs: ne pas mettre à couver les oeufs pondus en D.Q. ; mettre à couver de façon que les poussins naissent en N.L. et P.Q. (coquilles plus fragiles, moins dures à percer)
Tuer le cochon: en P.L. ou D.Q. et par temps froid.
Bovins: la viande abattue au cours des 10 premiers jours de la lune sera tendre et réduira moins à la cuisson.
Viande au saloir: mettre en P.L. et D.Q., entre les 22 et 26° jours .
INFLUENCES DIVERSES:
Conserves: bonne période entre le 22 et 26° jour de la lune.
Lessive à l'ancienne: coulée en N.L. elle sera plus blanche.
Meubles et étoffes : décolorés par la P.L.
Paniers : utiliser des osiers coupés en P.Q.
Transvaser cidres et vins: en D.Q. par temps de bise.
Vinaigre: nettoyer et diviser les mères au P.Q.
Vin blanc: transvasé durant les premiers jours de la lune, il sera pétillant.
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28.01.2010
VAGUE DE FROID.
Le mois de Février 1956 est resté dans les annales comme un mois de froid exceptionnel sur toute l' Europe envahie toute entière par l'anticyclone russo-sibérien. La vague portée par le mistral atteint la Provence dans la nuit du 1er au 2. A Marseille , on note déjà une température de - 8° C. Le 2, avec une offfensive généralisée de neige et de vent, la température phocéenne atteint - 12° C, à l' observatoire et la télévision est interrompue à cause du froid qui règne à l' émetteur de l' Etoile. Avignon est aussi à - 12° C, avec un mistral à 160 km/heure et on relève - 30° C au mont Ventoux ! A Martigues, le canal de Marseille au Rhône commence à geler. Après une légère accalmie, le froid reprend le 5 Février et on retrouve, le 10 et 11 Février, -12° C à Marseille, -20 C à Carpentras, - 22° C autour d' Apt. Les records de froid de 1917 et 1929 sont à peu près partout frolés, atteints ou dépassés. Les bords de l ' étang de Berre sont gelés, le Rhône pris par les glaces à hauteur d' Arles, le carénage à Marseille gelé, de même qu'une partie du canal de Marseille. On se console en se disant que malgré tout, les grands froids, c'est exceptionnel ! A Crévoux, nous ne regardions pas le thermomètre, mais il avait dû descendre allègrement !!!!
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09.01.2010
LA FIERA DOU SANDÈS NÒU
Autrefois se tenait à Embrun une foire le premier samedi de l'année (le samedi neuf ou samedi nouveau). Ainsi le 6 janvier 1906, "sur le marché aux bestiaux bien garni, il s'est effectué de nombreuses transactions, des acheteurs italiens ont emporté des lots assez importants de chevaux et mulets. Il s'est vendu aussi beaucoup de porcelets amenés de Châteauroux et du bas du département" .
Ces dernières années, les anciens du canton se retrouvaient et en profitaient pour se souhaiter la bonne année, mais pas la moindre bête; cette foire étant devenue la "foire aux canons". Maintenant plus personne ou presque ne sait qu'aujourd'hui il devrait y avoir une foire à Embrun .
11:31 Publié dans AUTREFOIS | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.12.2009
UNE BOMBE AU COLLEGE D'EMBRUN !
Le 23 Décembre 1903, des "potaches" ont fait éclater un petit pétard dans la cour du collège d'EMBRUN.
Ce n'était qu'un jeu, le jour de départ pour les vacances de Noël.... Mais le petit pétard de trente centimes (un journal coûtait dix centimes en 1903) .... deviendra une grande bombe pourvu que la politique s'en mêle...
Et c'est ce qui fut fait , car, en 1903 nous sommes en pleine lutte entre cléricaux et anticléricaux: la séparation de l'église et de l'état est en cours. De plus, Embrun possédait à côté du collège et des écoles primaires laïques, un séminaire et une école tenue par les religieux. Les cléricaux profitaient de toutes les occasions pour attaquer la jeune troisième république. Les journaux s' emparent de l'incident du pétard... du collège d'Embrun. La République de l'Isère parle (déja!) de collégiens anarchistes. La Libre Parole critique l'esprit qui règne dans l'université.
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16.12.2009
PROJET DE REFORME DE L'ORTHOGRAPHE
En 1894, un monsieur Gréart avait déjà présenté à l'Académie Française un projet de réforme de l'orthographe. Il envisageait :
- la suppression de tous les traits d'union dans les mots composés, évitant ainsi contretemps et contre- coeur; au dedans et au-dessus, face à face et vis-à-vis; tournevis et tire-bouchon; etc.....
- l'unification de l'emploi des accents, évitant avènement et évènement.... et du genre des noms de même origine: ainsi, un hémisphère et une atmosphère...
- De même pour les noms à la même désinence on écrirait un réfectoir, un dortoir, en réservant la terminaison oire aux noms féminins: baignoire, passoire...
- la suppression des différences qui existent entre mots de la même famille: honneur et honorer; courrier et coureur; siffler et persifler; tonner et détoner; prud'homme et prud'homal; interpeller et appeler; etc...
- la formation du pluriel uniformément pour tous les mots avec un s...
- la simplification des règles de tout, même, demi, nu, etc....
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