26.04.2008
LES VIPERES -Médecine populaire.
Les vipères étaient bonnes à tout, c'était le remède "polychreste", l' "alexipharmaque" idéal. La chair de la vipère était recommandée dans toutes les maladies cutanées, les fièvres malignes, les maladies convulsives, la faiblesse, le marasme,la phtisie, les maladies épidémiques, et elle était aussi l'antidote de choix contre toutes les morsures de serpents. Le bouillon de vipère servait à ranimer les forces vitales et musculaires.
Une pharmacopée du XVII° siècle rapporte que l'usage des serpents et surtout celui des vipères doit être considéré par les malades comme "un beau secret" capable de les guérir. On peut lire dans l'ouvrage que la graisse de vipère sert à enduire l'épine dorsale et les jointures. Desséchée, la vipère est comestible et certains considèrent le cœur et le foie d'un serpent desséché comme un remède "très précieux".
La graisse de serpent avait la propriété de ramollir les écrouelles, de guérir les rougeurs et taies des yeux, d'aiguiser la vue et de calmer les douleurs de la goutte. La poudre de la peau de serpent passait pour guérir en 3 jours les plaies récentes. Elle calmait les douleurs d'oreilles, et en gargarismes, les maux de dents.
De nos jours(??) la peau de serpent est appliquée sur les brulures afin de les calmer, on en fait une tisane contre la colique, on applique un fragment de peau de vipère sur les coupures et les blessures, ainsi que sur les dents malades, pour atténuer la douleur et la tisane de peau de serpent est encore efficace contres les douleurs. La vipère entière, séchée en la suspendant au plafond sert à faire des tisanes et des bouillons. Quand à la graisse de vipère elle est fort estimée pour frictionner les malades atteints de rhumatismes. On s'en sert pour panser les coupures et les blessures ainsi que pour confectionner les cataplasmes que l'on étend sur l'abdomen de ceux qui souffrent de coliques que rien n'arrive à calmer.
(La saga de l'EMBRUNAIS)
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25.04.2008
LA GRAISSE DE MARMOTTE-Médecine populaire
C'est un liquide fluide, d'une belle couleur dorée, d'une odeur sui generis caractéristique rappelant un peu le fumet d'une perdrix rôtie.
Les dauphinois font grand cas de l'huile de marmotte. C'est à leur avis le remède le plus actif destiné à lutter contre toutes les douleurs. Aucun rhumatisme ne doit résister à son application. On l'emploie fréquemment en frictions. Le docteur Offner rapporte qu'on la donne en ingestion dans le traitement des coliques hépatiques et qu'en médecine vétérinaire, elle servirait à lutter contre le météorisme .
Quand ils ne l'emploient pas en guise de remède, les montagnards qui en ont toujours une bonne provision, s'en servent pour la cuisine et prétendent que l'huile de marmotte est particulièrement indiquée pour faire des fritures de pommes de terre.
L'huile de marmotte est si estimée que personne n'ose mettre en doute son efficacité. Elle a une réputation du même ordre que le "génépi" et le "benjoin" . Ces trois remèdes sont les plus caractéristiques de la pharmacopée populaire de Dauphiné.
(La saga de l'Embrunais)
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17.04.2008
Les Guérisseurs (suite)
Dans le Queyras, il y avait énormément de femmes guérisseurs. La plupart d'entre elles agissaient selon une méthode à base de prières. Signes particuliers: elles faisaient leur signe de croix avec le pied nu.
Elles possédaient de nombreuses méthodes extrêmement efficaces, notamment une, très connue contre les vers des enfants: la soigneuse faisait flotter un fil au dessus d'un verre d'eau et après avoir béni et brisé le verre, elle cassait le fil en plusieurs morceaux. Au même moment, les vers se rompaient en autant de tronçons que les morceaux de fil et le mal au ventre était fini!.
Quand aux chirurgiens , la plupart d'entre eux n'étaient pas diplômés.
En 1660, un arrêt du parlement déclara valable l'union des chirurgiens à la corporation des barbiers sous le nom de: chirurgiens-barbiers.
Les chirurgiens avaient l'humiliation de se voir préférer des barbiers. Ceux-ci opérant sans robe ni bonnet passaient pour plus adroits et moins chers.
(La saga de l'embrunais)
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16.04.2008
Les rebouteux ou guérisseurs
Les rebouteux sont des gens qui n'avaient pas fait d'études. On disait qu'ils "savaient", car ils parvenaient à l'aide de remèdes miracles ou de simples manipulations à faire passer une maladie, un mal quelconque.
Chaque village avait son ou ses rebouteux qui pouvaient être un homme ou une femme. Parmi tous ceux-là, les plus renommés de la région étaient ceux d'Embrun et de Veynes.
Le plus célèbre, cependant était le curé de Sigoyer: Mr Arboud. Et il paraîtrait même que les médecins de la région, qui ne travaillaient plus, avaient adressé de nombreuses réclamations au préfet. On interdit donc au prêtre d'exercer la médecine, par l'intermédiaire de l'évêque de Gap.
Le curé parvint même à guérir du ver solitaire l'un des gendarmes qui venaient l'arrêter !!
Il le suspendit par les pieds à une grosse poutre et plaça en dessous de lui un bol de lait chaud. Il lui fit ouvrir la bouche et quand le ver descendit il l'attrapa. Le gendarme enchanté de sa guérison, alla la conter à son supérieur et le curé fut laissé en paix tout le restant de sa vie.
(La saga de l' EMBRUNAIS. )
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