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24/01/2010

LA MANNE

La manne, définition du dictionnaire: nourriture miraculeuse qui d'après la bible tomba du ciel pour nourrir les Hébreux dans le désert; aubaine;  nourriture que l'on obtient sans peine;....enfin je ne sais pas si c'est une chance, mais j'ai eu l'occasion de  "déguster "de la manne de Briançon (à Crévoux !! ) quand j'étais gamin. Cette curiosité naturelle fut, jadis rangée parmi les Sept Merveilles du Dauphiné.

D'après Nicolas Chorier: "on trouve en juillet, sur les mélèzes, prés de Briançon, avant le jour, une rosée céleste qui s'épaissit...et prend le nom de Manne...elle a la couleur et le goût de la cassonade fondue"

Au XVIII° siècle, le botaniste Haut-Alpin Dominique Villars la décrit comme des grains blancs et sucrés. On la trouvait sur les mélèzes, au bord des torrents. Et c'est là que j'ai eu l'occasion de la goûter. Je ne sais pas si on peut encore en voir, mais 50 ans après je me rappelle de l'emplacement exact où se situent ces mélèzes .... ils y sont encore, je les ai vus l'été dernier !.

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10/11/2009

LES POILUS - N'OUBLIONS PAS !

" Depuis hier, les poilus ont le droit de n'être plus poilus, de se raser la moustache, Il aura fallu 2 ans. Au 36° d'infanterie, mon sergent-major me menaçait de prison parce que je me rasais la moustache " écrit Paul Morand le 21 Octobre 1916, donc en pleine guerre. Le poil étant considéré comme un signe de virilité, un poilu était donc un brave. Ce mot ne se généralisa dans les casernes que vers 1910, il désignait plus spécialement un soldat. Il connut une vogue extraordinaire parmi les civils pendant la Première Guerre mondiale, mais ne fut jamais utilisé pour désigner un soldat de la guerre de 1939-1945.

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10:32 Publié dans SOUVENIRS | Lien permanent | Commentaires (1)

10/12/2008

Souvenirs d' enfance suite à un tag

Mes souvenirs d'enfance c'est surtout la neige, qui tombait en quantité dans les années 50. J' ai fait " mes premiers pas" avec des planches que j'attachais avec des ficelles. Puis, mon père étant ami avec Mr Abel Rossignol, le patron des Ets Rossignol , j'ai eu une paire de skis tout neufs, avec des fixations Rami. J'étais fier et heureux, c'était "super". Il n'y avait pas de station à La Chalp, aussi nous préparions avec les copains une piste au dessus du village pour faire quelques descentes , bien sûr il fallait remonter ! . Un soir nous avons eu la bonne idée de skier au clair de lune. Il faisait trés froid et tous ces cristaux de neige qui scintillaient... c'était féerique . Au cours d'une descente ,qui fut la dernière pour moi, et vu qu'on n'y voyait pas beaucoup, je me prends "une bonne gamelle" et je finis le nez dans la neige! . Je me relève , bon rien de cassé!, mais un de mes skis est plié en deux. A l'époque nous n'avions pas de sécurité....c'était le ski ou la jambe. Je rentre à la maison , en larmes  et pas fier d'annoncer la nouvelle à mes parents..(J'ai retrouvé cette photo de l'époque , avec mes skis.....avant que je les casse ! )
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11/02/2008

LE CARNAVAL

Le Dimanche qui suit le mardi gras nous fêtons le Carnaval. Quelques jours avant nous recherchons de vieux habits: pantalon, veste, chapeau que nous garnissons de paille pour fabriquer le bonhomme qui sera brulé le soir de la "ficelière". Nous faisons le tour de toutes les maisons et chacun donne soit un fagot, ou une gerbe de paille pour construire le bucher, ce que nous faisons le Dimanche apés midi . Nous mettons au milieu et sur une barre de bois notre Carnaval; ça se passe assez loin du village pour éviter les risques d'incendie, et sur un "serre" d'où notre feu sera vu des autres hameaux. Le soir tout le monde se rassemble et on met  le feu. C'est alors qu'on chante tous en choeur " Adiou poùré Carnaval - Carnaval éra en poùré omé - Qu' avié fa son testament - N'avié ren béila à sa féna - Enca mench à sos parentch " .Les flammes montent haut dans le ciel. Notre bonhomme résiste, puis peu à peu, s'enflamme et tombe au milieu du brasier, accompagné de cris et de rires. Le feu diminue et il faut rentrer à la maison où un repas amélioré de beignets etc ... nous attend. La neige scintille au clair de lune et crisse sous mes pas, le froid vif me saisit et des paillettes de glace se forment dans mes narines. Le repas terminé, je rejoins mon lit où ma mère vient de passer un coup de "réchauffe lit" avec des cendres chaudes . Je m'endors bien vite, heureux de ma journée en pensant à notre pauvre Carnaval....C'était dans les années 50 à La chalp de Crévoux.

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06/02/2008

LE MARDI GRAS

 Le Mardi gras a toujours été une fête joyeuse pour les enfants. Plusieurs jours à l'avance nous préparons nos masques à l'aide de carton dans lequel nous perçons des trous pour les yeus, le nez et la bouche. Noirci avec du charbon de bois , un morceau de ficelle pour attache, une vielle casquette, de vieux habits, une canne, et  un panier, nous voila fin prêts pour le grand jour. Ainsi équipés nous commençons le tour du village. dans chaque maison on nous fait entrer et tous essaient de nous reconnaitre en nous faisant parler..... On nous donne alors, soit un oeuf. une saucisse, de la farine,.....ce qui permettra une fois la tournée terminée et avec l'aide d'une maman, de confectionner des beignets et de prendre un goûter tous ensemble.C'était dans les années 50 , tout se passait bien sûr dans la bonne humeur, et nous étions heureux!

21:45 Publié dans SOUVENIRS | Lien permanent | Commentaires (0)

17/10/2007

LA FETE DU COCHON . SOUVENIRS D'ENFANCE

medium_PA130676.JPGCourant Décembre c'est traditionnel on tue les cochons. Fête pour ceux qui les ont nourris, mais pas pour ces pauvres bêtes qui vont y laisser la vie. Trés tôt on fait chauffer une pleine chaudière d'eau. Les parents et amis sont invités pour aider. Aprés un solide casse croûte on commence. Les cochons saignés par un habitué et le sang récupéré pour faire les boudins, on prend des gerbes de paille pour bruler les soies. Armés de gros couteaux on racle la couenne. Aprés un bon toilettage à l'eau bouillante les cochons sont suspendus , ouverts pour extraire les tripes, poumons, coeur, foie.. et la vessie qu'on nous donne à nous les enfants et qu' on gonfle pour jouer au ballon. Les boyaux sont dégraissés et ensuite lavés au bassin. On prélève quelques morceaux de viande et abats pour le repas de midi. Tout cela terminé et rangé on passe à table; au menu : archican, gorge bouillie, rôti, par contre peu de légumes, mais un petit coup de clairet pour faire "glisser" tout ça. Aprés le repas les hommes jouent aux cartes ou à la mourre ,ce sont alors des cris, des grands coups de poing sur la table et des rires. Le soir on mange le bouillon de pot au feu et les restes de midi. Tard dans la nuit le repas se termine; souvent par des chansons. On prépare parfois le "brulot".. gnole additionnée de sucre qu'on enflamme et qu'on tourne pour obtenir une boisson trés sucrée et peu alcoolisée. On fait bruler aussi dans un récipient en terre de la gnole qu'on saupoudre de sel fin, qui aprés avoir éteint la lumière, nous donne à tous un teint blafard, ce qui provoque de grands éclats de rire. Tout cela se termine dans la bonne humeur. Les invités partent, ils sont obligés d'affronter le froid, la neige et même parfois la tourmente pour rentrer chez eux.Quand à nous on apprécie de rester bien au chaud. Quelle belle journée , que de bons souvenirs ! Nous les enfants on nous faisait "manquer" l'école, et pour se faire pardonner mes parents invitaient l'institutrice au repas du soir. C'est fini pour cette année, on se donne rendez-vous pour les prochaines jailles .

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